Publié le 31 Août 2008

AbC 2P5290017One Digit / 08 

 

11 livres lus en août
9 auteurs dont l'initiale commence par une lettre différente et une nouvelle lettre (Z) 
7 nationalités d'auteurs différentes (et deux nouvelles par rapport aux mois précédents : Autriche et Nouvelle Zélande), 
2 livres lus en anglais ... 


Antoine CHAINAS Versus
Sophie KINSELLA Les petits secrets d'Emma
Stefan ZWEIG La confusion des sentiments
Debbie MACOMBER Au fil d'un été
Debbie MACOMBER Back on Blossom St
Åke EDWARDSON Voile de pierre
Jean Paul KAUFFMAN La maison du retour
Clive CUSSLER Lost City
Chris HASLAM Alligator Strip
Emily PERKINS La nouvelle amie
Dominique PAGANELLI Libre arbitre


En cliquant sur les titres soulignés, vous saurez ce que j'en ai pensé ... 

Récap des lettres lues :
A, B, C, D, E, F, G, H, I, J, L, M, N, O, P, Q, R, S, T, U, V, W,
Y, Z 

A dans un mois, pour la suite du challenge ABC / Lectures Internationales 2008

Pour mémoire, la récap des mois précédents est là : 
janvier, février , mars, avril , mai , juinjuillet  

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Rédigé par Bill

Publié dans #Livres

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Publié le 31 Août 2008

Pas trop motivée pour broder Noël ce mois-ci, j'ai recherché un modèle ... petit  ...

Et comme je n'ai pas trouvé assez petit, j'ai simplement brodé un extrait de la grille que j'avais sélectionnée, le Christmas Welcome de JBW Designs que j'avais acheté le mois dernier à Albuquerque

Le voici, finitionné dimanche dernier !

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Modèle JBW Christmas Welcome
fils Gentle Art : Shutter Green, Cherry Wine, Evergreen, Dried Thyme, Pine, Avocado, MAple Syrup et Morning Glory


Plus que 4 et on sera à Noël .... Déjà !!!

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Rédigé par Bill

Publié dans #broderie

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Publié le 30 Août 2008

Inspirée par un demi pot de fromage de chèvre frais et les quelques tomates cerises rescapées de la veille, j'ai préparé deux mini clafoutis de tomates cerises et fromage de chèvre dimanche dernier.

Pour deux personnes, il faut : 

une douzaine de tomates cerise
un demi pot de fromage de chèvre fais (type Chavroux , moi c'était "U") 
un oeuf 
des herbes fraîches (j'ai cueilli de l'origan et du romarin)
deux rondelles de bûche de chèvre 

Préchauffer le four à 200°
Beurrer les petits ramequins ou plats à gratin 
Disposer les tomates cerises (sauf 1 par personne) sur le fond des plats
Battre l'oeuf en omelette, incorporer le fromage de chèvre frais et les herbes ciselées 
Verser sur les tomates. 
Poser la rondelle de bûche de chèvre au milieu 
Couper la tomate restante en 4 et disposer aux quatre coins 
Enfourner pour 30 minutes, et laisser tièdir dans le four éteint en attendant le moment de servir 
Déguster ! 


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Rédigé par Bill

Publié dans #Cuisine

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Publié le 29 Août 2008

En ce neuvième jour du voyage, nous avons commencé la journée en informant la Direction de l'hôtel de notre souhait de rester deux jours de plus ...

Nous sommes partis pour Santa Fe, mais pas via la Turquoise Trail comme nous le souhaitions car elle n'avait pas d'accès depuis le Nord de la ville comme nous l'avion (mal) vu sur la carte ! 

Mais cette balade dans le nord de Rio Rancho nous a permis de voir les extensions récentes de cette ville dont la population a augmenté de plus de 25 % depuis notre dernière visite en 2000 ! Les nouvelles habitations s'inspirent largement des habitats traditionnels des indiens pueblos avec leurs murs en adobe et se fondent à merveille dans le paysage.

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La petite route serpentait dans les collines et dominait l'immense vallée d'Albuquerque, nous procurant de superbes vues sur la ville.


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Nous prîmes finalement l'Intersate I-25 pour aller à Santa Fe, ville que nous avons découvert en 2000, et où nous sommes revenus en 2004 ... La prochaine fois, nous y résiderons quelques jours ... 

Santa Fe, capitale du Nouveau Mexique est une petite ville de 135 000 habitants, fondée par les Espagnols en 1607.

Elle a conservé un centre ville 'hispanique', maisons en adobe, rues étroites bordées d'arcades, cours intérieures joliment fleuries  et nombreuses galeries d'art ...  

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Chose rare aux Etats Unis, c'est une ville très piètonne, largement pourvue en parkings (payants) où laisser les voitures pour pouvoir ensuite déambuler à l'ombre des arcades ... 

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Nous avons déjeuné au Plaza, où nous nous étions déjà régalés en 2004 et d'où j'avais ramené cette recette de poulet à l'avocat et au coriandre .... 

Après un tour dans la cathédrale, où les fonts baptismaux ressemblent à une fontaine, nous avons repris la route, la Turquoise Trail, cette fois, pour retourner à Albuquerque via les montagnes. 

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Après la traversée d'une ville fantôme, Los Cerrillos, nous sommes arrivés à Madrid, ville champignon  à la fin du XIXème siècle, boostée par la découverte de mines de plomb, puis abandonnée pendant des décennies et finalement relancée comme communauté d'artistes dans les années 70-80 du XXème siècle.

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Au retour à Rio Rancho, nous sommes allés dîner au Red Lobster, chaine de restaurants que nous avions découvert l'année dernière ... 

J'y ai dégusté un clam chowder (qui là Marie est présent TOUS LES JOURS J)  et un assortiment de poisson farci au crabe / pétocles et crevettes sautées, l'Homme a préféré un gumbo et des crevettes panées à la noix de coco / sauce noix de coco ! 

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Rédigé par Bill

Publié dans #Mon Amérique à moi !

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Publié le 28 Août 2008

Au boulot d'abord,

avec des dossiers multiples à préparer et/ou à boucler rapidement car les échéances sont nombreuses en septembre : 

 - une enquête budgétaire, et les multiples réunions nécessaires à son remplissage, son bouclage et ses commentaires,

- la préparation d'un audit Qualité (mon premier) et l'accompagnement  des responsables de processus dans cette préparation. L'audit se déroulera début octobre ...

- la préparation de supports de présentations et diverses communications pour l'audit, la revue d'activité, la présentation du contrat de gestion 
  
- trois jours de stage à St Germain en Laye dans deux semaines, 

et toujours, l'accompagnement de mes collaborateurs dont la montée en puissance est plus lente que prévu (et à qui je ne peux donc transférer la réalisation de toutes mes activités opérationnelles)

Et côté maison,

le retour de Marie au bercail, les rangements induits (pas de tri de ses affaires depuis la Terminale - il y a 5 ans, et il faut bien faire de la place pour ses affaires parisiennes !),

la réorganisation des Billy prévue de longue date (2 ans !),

et .... l'envie de profiter de sa présence juste avant son semestre Erasmus ...   

Je jongle donc avec mes envies, les besoins, les urgences, les réunions ;
je délégue (un peu, pas autant que je voudrais)
je redouble d'efficacité ;
je travaille tard pour me ménager des journées d'absence du bureau ...

et pour l'instant j'y arrive ...

Pourvu que ça dure !

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Rédigé par Bill

Publié dans #C'est la vie !

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Publié le 27 Août 2008

La saison de foot a repris, et pour la première fois de cette nouvelle saison, nous étions à la maison samedi soir (et non sur le stade bordelais, comme il y a deux semaines ou dans un hotel parisien la semaine dernière)  

J'ai donc renoué avec la tradition de nos dîners-devant-la-télé et j'ai préparé des tomates cerise 'farcies' chèvre -menthe

Il faut :
une cuillère à soupe  de fromage de chèvre frais (type Chavroux, moi c'était du "U")
trois feuilles de menthe
une dizaine de tomates cerises 

Evider les tomates en conservant les couvercles 
Malaxer le fromage de chèvre frais avec les feuilles de menthe ciselées 
Remplir les tomates du mélange chèvre - menthe
Déguster ... 

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Résultat du jour : le TFC a fait match nul contre Nancy, à Nancy


 

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Rédigé par Bill

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Publié le 26 Août 2008

Avant de quitter New Iberia, nous avions examiné le projet d'itinéraire que j'avais préparé début juin, et nous avions décidé de shunter la nuit à Amarillo, qui devait être une étape entre Oklahoma City et Albuquerque.
Nous allions donc parcourir  d'une traite les 560 miles (900 km) qui séparaient ces deux villes sur l'Interstate 40 ... 

Ce fut long, mais ma broderie Bluebirds and Cherries a bien avancé ce jour-là !   

Partis à 7 heures du matin d'Oklahoma City, nous sommes arrivés à Albuquerque à 15h30, après un voyage de 9 heures 30 ... oui, je n'ai pas fait d'erreur de calcul : en passant la frontière Texas / New Mexico, nous avions aussi changé de fuseau horaire et étions passés de la Central Time à la Mountain Time, avec dorénavant 9 heures de décalage avec la France ! 

Au tout début de ce périple, nous avons traversé des paysages de collines boisées, parfois surmontées d'éoliennes modernes (étonnant alors que l'Oklahoma est un des états qui possèdent le plus de réserves pétrolières !), mais aussi des territoires indiens, Arapahos et Apaches, aux noms de villages très évocateurs : 

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Le paysage s'est ensuite transformé, nous avons traversé un bout des Grandes Plaines qui effrayaient tant par leur monotonie, les pionniers à chariot du XIX° siècle.

A perte de vue s'étendaient des champs cloturés de barbelés où paissaient parfois quelques têtes de bétail ...

De loin en loin, des entrées de ranches apparaissaient sur la route de service longeant l'autoroute, leurs grilles surmontées du "logo" de l'élevage.

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Juste avant la fin de la traversée du Texas, nous avons longé, sur plusieurs kilomètres, un immense corral où étaient parqués des milliers de bovins :

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 Surprise : au milieu de nulle part, dans le centre du Texas, un petit village de 1300 habitants porte mon prénom :) 

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A midi, nous arrivions enfin au Nouveau Mexique, et l'arrêt au Visitor Center fut le bienvenu :) 

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Nous nous sommes arrétés dans la première ville de ce nouvel état, Tucumcari, pour refaire le plein de la voiture et déjeuner dans un Denny's de club sandwiches et café.

L'après-midi passa plus vite. Le paysage plus marqué du nouveau Mexique était beaucoup moins monotone que les plaines du Texas .... 

Mais une fois arrivé au Comfort Inn de Rio Rancho, nous avons garé la voiture, emménagé dans notre chambre et pris la décision d'arréter là notre voyage vers l'Ouest, sans passer par l'Arizona, ce qui allait nous permettre de rester plus longtemps à Albuquerque  :) 

Et le soir ... nous sommes allés dîner A PIED ! 

... au restaurant Applebee's voisin de l'hôtel, où nous nous sommes régalés de soupe broccoli & cheddar, suivie d'une salade californienne avec avocat, crevettes (chaudes) sautées aux épices et sauce avocat  ! Un régal ... j'essaierai de la refaire  à ma façon un de ces jours ... 

Pour terminer la soirée, nous avons repris la voiture pour aller faire un tour au centre commercial voisin, le Cottonwood Creek Mall où se trouvaient un Borders (où j'ai acheté le livre demandé par Marie, 'The shop on Blossom Street' de D. Macomber, et le dernier James Lee Burke 'Tin Roof Blowdown) ) et .... un Michael's. 
Cette fois, j'avais la liste des fils à acheter sur moi ... et j'ai acheté les 45 couleurs DMC nécessaires à la réalisation des Houses of Hawk Run Hollow (à 0,25 € l'échevette contre 1 € en France !) ainsi que des anneaux de nacre (pour les trousses de brodeuses) et des boutons country ... 

En repartant nous avons pu admirer cette superbe lumière sur les monts Sandia :)

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Rédigé par Bill

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Publié le 25 Août 2008

Levés tôt pour regarder les premières épreuves des JO (et les seules que j'aurai vues .... avec ce décalage horaire) nous étions sur le marché de Revel dès 9 heures, et avec l'absence de quelques commerçants couplée au lever tardif des clients ... il y avait très peu de monde :)

Nous avons fait le plein de produits de saison, et de la région  :

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ainsi que d'excellentes charcuteries de la Montagne Noire, avant de rentrer par les petites routes du Lauragais et d'y admirer les nouveaux moulins à vent,  

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les champs de tournesol,

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et les collines ondoyantes ...

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Nous avons fait un petit crochet pour vérifier l'état de maturité des fruits de 'notre' figuier sauvage :
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(il faut encore attendre un peu avant de pouvoir les cueillir ... )

et sommes rentrés pour des activités nécessaires mais séparées ....

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Après un repas léger, nous avons repris le fil des activités pékinoises, nous délectant de la victoire belge au saut en hauteur ... qui m'a permis d'avancer dans la finition des ouvrages terminés et d'en démarrer un autre que vous verrez bientôt :) ....

Et nous avons ensuite passé la soirée devant la troisième journée de Ligue 1 en dégustant diverses "finger foods" que vous trouverez prochainement dans la catégorie Cuisine de ce blog ;)




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Rédigé par Bill

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Publié le 24 Août 2008

Le temps à soi 



En ce jour anniversaire de l'éruption du Vésuve, en 79, voici une nouvelle lettre de Pline Le Jeune,
tirée du recueil "Le temps à soi", qui relate à Tacite les événements de cette journée et le décès de son oncle, Pline l'Ancien ...



A Tacite,

Tu me demandes de t'écrire la mort de mon oncle, afin que tu puisses la transmettre avec plus de vérité à tes descendants. Je t'en remercie, car je vois que sa gloire immortelle serait exposée par sa mort, si tu la faisais connaître.

Quoiqu'en effet il soit mort par l'anéantissement de la plus belle terre du monde, au même titre que des peuples et des villes, par un événement mémorable, puisqu'il nous vaincra toujours ; quoique lui-même ait écrit des oeuvres nombreuses et durables, l'éternité de tes écrits ajoutera cependant beaucoup à sa pérennité.

Quant à moi, je pense que sont heureux les gens à qui il a été donné par la faveur des dieux soit de faire des choses à écrire soit d'écrire des choses à lire, et que sont  les plus heureux les gens à qui ces deux facultés ont été données. Mon oncle, de par ses propres livres et les tiens, sera au nombre de ces derniers. Et pour cette raison, j'accepte plus volontiers, je réclame même l'ordre que tu me donnes.
Il était à Misène et dirigeait lui-même la flotte. Le neuvième jour avant les calendes de septembre [le 24 août 79 après Jésus-Christ], ma mère me montre vers la septième heure [environ 13 heures] qu'il lui apparaît un nuage d'une grandeur et d'un aspect inhabituels.
Après son bain de soleil, après s'être rafraîchi, il avait pris une collation, allongé, et étudiait. Il réclame ses sandales, monte jusqu'au lieu d'où il pouvait observer au mieux ce phénomène. Un nuage montait (pour ceux qui l'observaient de loin, il était incertain de quelle montagne il venait; on sut par la suite qu'il provenait du Vésuve) ; et aucun autre arbre que le pin n'y ressemblait davantage à son image et à son aspect.
En effet, en s'élevant sous la forme d'un tronc très long, il s'élargissait dans les airs en rameaux, je crois, parce que, une fois emporté par un vent nouveau, ensuite abandonné par le vent qui s'affaiblissait, ou même vaincu par son propre poids, le nuage se dissipait en largeur, blanc de temps à autre, parfois sombre et sale, selon qu'il soulevait de la terre ou des cendres.
Il parut bon à mon oncle que ce grand phénomène fût étudié de plus près, en homme très sage. Il ordonne d'affréter une chaloupe rapide ; il me donne la possibilité de l'accompagner, si je le voulais; je lui répondis que je préférais étudier, et lui-même m'avait donné de quoi écrire.
Il sortit de la maison ; il reçoit un billet de Rectina, la femme de Cascus, effrayée par le danger qui menace (en effet, sa demeure se trouvait sous le volcan, et la seule possibilité de fuite était la mer) ; elle le priait de l'arracher à une situation si critique. 
Il change d'avis et affronte avec un très grand courage ce qu'il avait entrepris par goût de l'étude. Il déploie des quadrirèmes, monte lui-même, décidé à porter de l'aide non seulement à Rectina, mais encore à de nombreuses autres personnes (en effet, l'agrément du rivage faisait qu'il était fréquenté). 
Il presse vers l'endroit d'où d'autres fuient et tient un cap rectiligne, le gouvernail droit sur le danger, tellement détaché de la peur qu'il dicte et note toutes les phases et toutes les structures de cette catastrophe, dès qu'il les voit à l'oeil. 
Déjà les cendres tombaient sur les bateaux ; plus ils approchaient, plus elles devenaient chaudes et denses; déjà aussi c'étaient des pierres ponces et des cailloux noirs, carbonisés et brisés par le feu; déjà le fond de la mer semble se soulever et le rivage fait obstacle par les éboulis de la montagne. Après avoir hésité un peu s'il reviendrait, il dit à son pilote qui l'avait engagé à faire ainsi : "Courage! le destin nous aide, dirige-toi vers la villa de Pomponianus!" 
Il était à Stabies, séparé de lui par la moitié du golfe (car le rivage revient sur lui-même de façon à former une courbe insensible que remplit la mer) ; alors, bien que le danger ne s'approchât pas encore, pourtant on le voyait, et alors qu'il croissait, tout proche, Pomponianus embarqua ses bagages dans les navires, décidé à fuir, dès que le vent contraire serait tombé. Alors mon oncle le rejoignit par ce vent très favorable et embrassa Pomponianus qui tremblait, le console, l'encourage, et, pour apaiser la crainte de son ami avec son sang-froid, mon oncle demande d'être apporté au bain; lavé, il prend place à table, dîne joyeusement, ou, ce qui était tout aussi grand, feint de se réjouir. 
Pendant ce temps, des flammes très larges et de gros incendies luisaient en plusieurs endroits du mont Vésuve ; leur éclat et leur clarté étaient avivés par les ténèbres de la nuit. Lui répétait pour calmer leur effroi que c'étaient des feux abandonnés dans la frayeur par des paysans et que c'étaient des fermes désertées qui brûlaient dans la solitude. Alors, il se livra au repos et se reposa assurément d'un sommeil profond. De fait, ceux qui se trouvaient sur le seuil pouvaient entendre sa respiration qui était chez lui plus grave et plus sonore à cause de sa grande taille. 
Mais la cour d'où l'on accédait à son appartement, s'élevait, déjà recouverte par de la cendre mêlée à des pierres ponces, si bien que, si son somme s'allongeait dans sa chambre, il ne pourrait plus sortir. Une fois réveillé, il sortit et se rendit vers Pomponianus et d'autres qui étaient de garde. 
Ils délibèrent en commun s'ils doivent rester à l'abris des maisons ou aller à découvert ; les bâtiments vacillaient en effet sous les tremblements fréquents et importants et semblaient partir et revenir, tantôt de-ci, tantôt de-là, comme ébranlés de leurs fondations. 
En revanche en plein air on craignait la chute de pierres ponces, quoique légères et poreuses; mais pourtant la comparaison des dangers faisait choisir le dernier. Et auprès de lui [mon oncle] la raison vainquit la raison, auprès des autres gens, la peur vainquit la peur. On attacha des oreillers sur la tête avec des ceintures ; ce fut leur protection contre ce qui tombait. 
Déjà ailleurs c'était le jour, mais ici la nuit était plus noire et plus dense que toutes les nuits ; et pourtant de nombreuses torches et diverses lumières l'atténuaient. On décida de se diriger vers le rivage et de regarder de près si la mer les accepterait déjà ; mais jusqu'à présent, elle restait grosse et contraire. 
Là, couché sur un drap étendu par terre, il réclama à plusieurs reprises de l'eau froide et en puisa. Ensuite, des flammes et l'odeur de soufre qui annonce les flammes mettent les autres en fuite et le font lever. 
S'appuyant sur deux petits esclaves, il se redressa et retomba aussitôt ; selon moi, c'est à cause de sa respiration obstruée par une vapeur épaisse et à cause de sa trachée fermée, qui chez lui était par nature faible, étroite et sujette à des oppressions fréquentes. 
Dès que le jour fut revenu (c'était le troisième depuis celui qu'il avait vu pour la dernière fois), on a retrouvé son corps intacte, en parfait état, et couvert des habits dont il était habillé ; la position de son corps ressemblait plus à quelqu'un qui se repose qu'à un mort. 
Pendant ce temps, j'étais à Misène, et ma mère ... Mais pour ton enquête tu n'as rien voulu savoir d'autre que la mort de mon oncle. Donc je terminerai. 
J'ajouterai une chose : je t'ai raconté tout ce à quoi j'ai pris part et que j'ai aussitôt entendu, lorsqu'on se rappelle plus que jamais de la vérité. Toi, tu citeras les extraits les plus importants ; en effet, c'est une chose que d'écrire une lettre à un ami, c'en est une autre que d'écrire un récit historique pour tout le monde.
Salut

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Rédigé par Bill

Publié dans #Intemporel

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Publié le 23 Août 2008


Nous avons quitté Dallas très tôt, et ne pensions pas que le traffic serait aussi dense dans la direction opposée à la mégalopole, en nous engageant sur la State Road 199 en direction du nord ...

L'étape du jour était courte : à peine 200 miles pour rejoindre Oklahoma City, capitale du seul 'nouvel état' où nous irions cette année ! Et sur la route, des villages au nom évocateur ...

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Arrivés vers 10 heures, nous sommes allés tout de suite visiter le ,

National Cowboy & Western Heritage Logo
musée très différent de celui de la veille où nous avons pu admirer les oeuvres sélectionnées pour le Prix de West. C'est une sorte d'expo-vente de peintures, sculptures de sujets "Western", allant de l'étrange à l'exceptionnel ... Je vous laisse cliquer sur la mosaïque pour aller visiter le site de cette exposition ... 

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La suite de la visite était consacrée au Patrimoine de l'Ouest, avec une première salle dédiée aux livres et films qui ont perpétué l'histoire de la conquête de l'Ouest, avec bien sûr ses principaux acteurs, de John Wayne à Clint Eastwood.

Suivaient des salles dédiées à certaines parties de l'équipement des cowboys :  vitrines remplies des multiples modèles de chapeaux et de selles, ainsi que des différentes sortes de cordes fabriquées à partir de chanvre ou de lanières de cuir tressées ...

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Nous avons appris que l'équipement des cowboys était différent selon qu'ils travaillaient dans les montagnes du nord ou dans les déserts du sud ; leurs protège- pantalon étaient soit en angora pour protéger du froid, ou en cuir pour protéger des épines des cactus, le manteau cédait la place au gilet ... comme en témoigne cette sculpture : 
 
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D'autres salles étaient dédiées à l'artisanant indien, à la Cavalerie et à l'équipement des soldats ... et des épouses des officiers qui les accompagnaient de fort en fort ...

Mais la salle la plus étonnante, ce fut celle qui abrite des centaines de modèles différents de fil de fer barbelé !

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ainsi qu'une collection de marques à bestiaux :

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Après une visite du village reconstitué, nous avons déjeuné au restaurant du musée, qui comme d'habitude se révéla excellent :) 

Nous avons passé le reste de l'après-midi à l'hôtel, qui disposait d'une computer room dont je fis bon usage, et avons dîné au Cracker Barrell voisin de l'hôtel :)
 

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Rédigé par Bill

Publié dans #Mon Amérique à moi !

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